Terry Goodkind s’est éteint

Ce jeudi 17 septembre, nous apprenions la disparition de l’auteur américain Terry Goodkind.

Né en 1949 dans le Nebraska, il s’était fait connaître du grand public en 1994 avec la sortie du premier tome de sa saga, devenue mythique : L’épée de Vérité.

Ce cycle est un représentant majeur de la high fantasy (genre caractérisé par des univers magiques souvent inspirés d’un imaginaire médiéval-fantastique et inscrit dans un contexte, dichotomique, de lutte entre le bien et le mal). Clôturé en 2007 avec le onzième tome, L’ombre d’une inquisitrice, il s’est vendu à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires dans le monde.

L’auteur, voulant explorer d’autres voies, s’écarte quelques temps de la fantasy pour se consacrer au thriller et publie, notamment, Le sanctuaire du mal (paru en français en 2017), premier volume de la série Angela Constantine.

Il revient cependant rapidement à l’univers qui l’a fait connaître et entame, en 2012, un second arc dans l’univers de L’épée de Vérité avec La Première inquisitrice : la légende de Magda Searus (paru en français en 2013) puis, en 2017, un nouveau cycle avec Les Chroniques de Nicci, centré sur la magicienne bien connue des fans.

Il sera également l’auteur d’un autre cycle de fantasy : Les enfants D’Hara.

Auteur à l’écriture directe, emprunte d’une certaine violence, ses écrits étaient souvent traversés par une idéologie libérale, typiquement nord-américaine, emprunte d’un individualisme assumé. Il reste néanmoins un excellent conteur qui compensait le caractère parfois un peu stéréotypé de ses univers par une narration addictive et des personnages bien campés.

Encore très actif, il nous quitte à 72 ans, laissant derrière lui une œuvre, malheureusement, inachevée. Ses livres sont disponibles en français aux éditions Bragelonne.

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